L’atelier [Intégral]

Partie 1.

C’est mardi. Comme tous les mardis depuis près de deux mois, Frédérique se rend dans le parc Laurier, à quelques pas de chez elle.

La première fois, elle y été allée un jeudi. Elle ne savait pas qu’il y avait aussi des ateliers le mardi. C’était après sa rupture avec Clémentine.

Clémentine et Frédérique s’était fréquentées pendant près de six mois. Elles n’avaient jamais passé un seul jeudi ensemble, car Clémentine était retenue par son atelier. Elle n’en avait jamais vraiment parlé à Frédérique, elle lui avait simplement dit dès le début de leur relation ‘ Par contre, je dois te dire que nous ne passerons jamais le jeudi ensemble. Je suis un atelier que je ne peux pas me permettre de manquer.’ Cela n’avait pas paru un si gros compromis à Frédérique que de laisser sa douce seule le jeudi soir. Un jour, Frédérique avait proposé à Clémentine de partir ensemble pour une longue fin de semaine, ce à quoi Clémentine avait répondu ‘ Avec plaisir, mais il faudrait partir après mon atelier du jeudi.

-Pour une fois, tu ne pourrais pas rater ta séance?, avait demandé Frédérique

-Non, je ne préfère pas. Et puis tu sais, les rares fois où je ne suis pas allée à mon atelier, j’ai vraiment passé une mauvaise semaine. Si je n’y vais pas, je risque d’être fâchée toute la fin de semaine’.

Cela avait quelque peu intrigué Frédérique, mais elle n’était pas du genre à tirer les vers du nez, même des personnes dont elle était très proche. Il arrivait souvent qu’elle ignore des faits importants de la vie de ses meilleurs amis, simplement parce qu’elle ne posait pas de questions intimes. Quand son amie Claire lui avait demandé, au sujet de son amie d’enfance Lara ‘ Sais-tu si elle est en couple?’, Frédérique avait haussé les épaules. Non, elle n’en savait rien, et la raison de son ignorance était très facile à comprendre ‘ Elle n’a jamais abordé le sujet avec moi, et par respect, je ne lui ai pas posé de questions à ce sujet.’

Au bout de quelques mois, Frédérique ne put s’empêcher de se poser des questions sur l’atelier du jeudi de Clémentine. Elle savait simplement que l’atelier se déroulait le jeudi, à partir de 19 heures, mais qu’il était permis d’arriver plus tard. Ceci dit, l’atelier ne se terminait jamais après 22 heures. Ce qui l’intriguait le plus, c’était de ne jamais rencontrer personne qui faisait l’atelier avec Clémentine. Elle avait rencontré la plupart de ses amis, était allée une fois dîner chez son père, mais il n’était jamais arrivé qu’elles croisent par hasard une personne de l’atelier du jeudi.

Frédérique se mit alors en tête de découvrir quel pouvait être l’objet de cet atelier du jeudi. Oui mais, elle voulait rester fidèle à son principe de ne pas poser de questions qui pourraient mettre ses proches mal à l’aise. Un  jeudi, quand Clémentine la laissa au centre-ville car l’heure de son atelier était venue, elle hésita à la suivre, puis se ravisa. Cela n’avait pas de sens, elle pouvait tout simplement le lui demander. Dans un cas extrême, Clémentine lui dirait qu’elle ne souhaitait pas répondre à sa question.

‘Vas-tu donner une représentation à la fin de l’année?

-Pardon ?, répondit Clémentine, étonnée

-Avec ton atelier, allez-vous donner un spectacle?’

Clémentine ouvrit de grands yeux et rit aux éclats. Non, bien sûr que non ils n’allaient pas donner de spectacle. Est-ce-qu’elle avait l’air d’une personne qui se donnait en spectacle?

‘Alors, que faites-vous tous les jeudis?’ Clémentine inspira profondément. Elle sourit du coin de la bouche, en plissant un peu les yeux. Elle regardait Frédérique, comme si elle se demandait si Frédérique pouvait entendre la réponse.

‘Tu promets que ton comportement avec moi ne changera pas si je te le dis?

-Évidemment. Pourquoi je changerais mon comportement avec toi?

-Parce que cela m’est déjà arrivée par le passé. C’est pour cette raison que je ne parle plus de mon atelier.’ Perplexe, Frédérique promit tout de même à Clémentine que son comportement ne changerait nullement.

‘Nous pleurons’, dit simplement Clémentine. S’en suivit une explication plus détaillée de l’atelier. Un groupe d’inconnus, se réunissant toutes les semaines, pour pleurer dans les bras les uns des autres. Clémentine avait connu ça un peu par hasard. Elle était dans le parc un soir d’atelier, et voir ces gens pleurer lui avait donner envie de pleurer à son tour. Les gens pleurent, dans les bras d’un inconnu, pour ne pas pleurer dans les bras de ceux qui les font souffrir. La règle de base : le silence. Personne ne sait qui pleure, ni pourquoi, et personne ne doit se le demander. Si deux pleureurs viennent à se croiser dans la ville en dehors de l’atelier, rien ne doit être échangé. Jamais les pleureurs ne doivent communiquer autrement que par les pleurs. Pour Clémentine, cet atelier a été une révélation. Jamais elle n’a été plus heureuse que depuis qu’elle participe à l’atelier du jeudi. Pleurer et être consolée, sans avoir à se justifier de son chagrin, voilà qui lui apportait une légèreté inédite dans sa vie.

Le soir de cette révélation, Frédérique et Clémentine ne passèrent pas la nuit ensemble. En rentrant chez elle, Frédérique était toute retournée. Jamais elle n’aurait imaginé un atelier de ce type. Elle eu du mal à s’endormir cette nuit-là, comme les nuits qui suivirent.

Depuis que Clémentine lui avait confié la principale activité de l’atelier du jeudi, elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire que la personne qu’elle aimait portait en elle une immense tristesse, qu’elle-même ne pouvait pas guérir.

Le mois suivant, Frédérique changea subtilement, devint de plus en plus prévoyante envers Clémentine,  toujours plus protectrice. Sa folie et son goût du risque, qui avaient immédiatement séduite Clémentine, disparurent. Leur relation en pâtit, de manière irréversible, et Clémentine finit par quitter Frédérique, désolée qu’une fois de plus, la révélation concernant son atelier ait tout gâché.

Frédérique était abattue par la rupture. En une semaine, elle ne mit quasiment pas les pieds dehors. La canicule s’annonçait , mais elle restait dans son petit appartement, les rideaux tirés, à penser à Clémentine.

De son côté, Clémentine était certes déçue, mais son atelier du jeudi lui avait permis de vider ses larmes, et elle pouvait reprendre son rythme. Elle n’avait pas répondu aux quelques messages laissés sur son cellulaire par Frédérique. Elle pensait la relation irrécupérable et ne souhaitait pas s’entourer de personnes qui la voyaient comme un petit animal fragile.

Sans nouvelle de Clémentine, ne pouvant se relever, Frédérique décida alors d’aller rejoindre son ancienne amoureuse un jeudi, au parc Laurier, et de pleurer dans ses bras.

En arrivant dans le parc, elle ne vit pas les autres pleureurs, elle se dirigeât immédiatement vers Clémentine et la serra fort dans ses bras, en s’effondrant. À l’oreille, doucement, pour que les autres ne voient pas ses lèvres bouger, Clémentine lui dit ‘ Tu n’as pas le droit Frédérique, c’est en dehors des règles. Tu ne peux pas envahir mon espace de paix.’ Frédérique ne répondit rien, mais ses pleurs redoublèrent. ‘Écoute, je sais qu’il y a aussi un atelier le mardi, avec d’autres personnes. Si tu es si triste que ça, tu pourrais peut-être t’y rendre?’ Après quoi Clémentine se détachât de l’étreinte dans laquelle Frédérique essayait de la contenir, et allât rapidement rejoindre un autre pleureur, sans un regard pour celle qui l’aimait tant.

L’air lourd étouffait Frédérique, et l’orage éclata quand elle rentrait chez elle. Ses vêtements étaient trempés de pluie, son visage mouillé de pleurs. En cet instant, elle n’avait qu’une envie, se jeter dans les bras d’inconnus qui la consoleraient sans rien lui demander en retour.

C’était décidé, la semaine suivante, elle se rendrait à l’atelier du mardi.

Partie 2.

C’est donc un mardi que Frédérique se rendit pour la seconde fois à l’atelier. Avoir attendu presque une semaine entière lui avait permis de sécher ses larmes. Elle redoutait même de ne plus pouvoir pleurer devant les inconnus, alors qu’elle ne doutait pas du bienfait de la chose.

Ce premier mardi donc, Frédérique était un peu mal à l’aise. Elle pensa que si au dernier moment, elle changeait d’avis, elle n’aurait qu’à faire un tour du parc et rentrer chez elle. Mais ce n’est pas ainsi que l’atelier se déroula. Par précaution, pour ne pas être la première, Frédérique arriva à l’atelier sur les coups de 20 heures. Une dizaine de personnes pleuraient déjà, dans les bras les uns des autres, sous l’œil étonné des promeneurs. Elle s’assit sur un banc, pour mieux observer le fonctionnement. Les personnes passaient quelques minutes dans les bras d’un inconnu, et changeaient de partenaire, comme dans un cours de danse. Frédérique ne croisait pas les regards des pleureurs, mais la peine diffusée dans le parc par tous ces inconnus finit pas l’envahir. Quand elle sentit ses larmes monter, prêtes à couler, elle rejoint le groupe et se mit un peu à l’écart des binômes déjà formés. Il ne fallut pas attendre longtemps pour qu’un vieil homme vienne la prendre dans ses bras. Elle ne s’attendait pas à ça. Secrètement, elle espérait qu’une personne comme Clémentine viendrait la consoler. L’étreinte du vieil homme n’avait rien de charnel. Frédérique avait plutôt l’impression d’avoir à nouveau huit ans, et de pleurer dans les bras de son grand-père pour un jouet cassé par un camarade de classe. Elle se laissa aller et, avant même qu’elle ne s’en rende compte, l’homme la délaissa. Une femme prit son relais, et enserra Frédérique d’une forte embrassade. Elle se mit à pleurer dans sa nuque. Frédérique se laissait porter par la peine de l’inconnue. Étrangement, sentir le corps de cette personne contre le sien, sentir l’importance très éphémère qu’elle devait avoir en cet instant pour cette femme la fit se sentir bien. Elle quitta le groupe rassasiée après ce second contact.

Frédérique n’était pas certaine de vouloir retourner à l’atelier du mardi. Cette première séance l’avait un peu déconcertée. De plus, il n’y avait personne de son entourage avec qui elle souhaitait partager son expérience. Elle ne faisait que se demander en elle-même si ce n’était pas là une démarche quelque peu étrange. Si elle ne ferait pas mieux de trouver un bon psychanalyste.

Pourtant, le mardi suivant, alors qu’elle regardait la télévision pour distraire ses pensées, la curiosité l’assaillit. Elle arriva presque à la fin de l’atelier, il ne restait plus grand monde, mais elle se fit consoler, et consola, un père de famille. Du moins, c’est ce qu’imagina Frédérique, puisqu’elle n’échangeât aucune information avec lui.

Cet été-là, Frédérique prit alors l’habitude de se rendre à l’atelier du mardi. Elle n’en parlait à personne, et trouvait toujours des excuses pour éviter de voir des amis ce soir de la semaine. Aucun d’eux ne semblait se douter de quoi que ce soit. Si elle s’y était rendue d’abord pour consoler sa peine de Clémentine, Frédérique s’aperçut que beaucoup de ses peines n’avaient jamais été consolées. Comme des plaies qui étaient restées à jamais ouvertes, et avaient cicatrisé tant bien que mal. L’atelier du mardi était une occasion unique de panser de vieilles blessures, sans jamais réellement revenir dessus.

Dans le courant du mois d’août, les pleureurs étaient beaucoup moins nombreux. Beaucoup d’entre eux étaient sans doute partis en vacances, ou se trouvaient d’autres occupations pour se changer les idées de leur peine en filigrane. Frédérique pensait aussi avoir fait le tour de l’atelier. Ses peines étaient guéries, au moins pour un certain temps, et tout le monde autour d’elle la trouvait de plus en plus épanouie. Bref, elle se sentait bien.

Elle s’y rendit une dernière fois, pour dire symboliquement au revoir à ce rituel qui l’avait tant aidée. Un mardi de la fin de l’été, celui qu’elle pensait être son dernier mardi.

Encore une fois, le vieil homme la serra dans ses bras. Elle n’avait plus beaucoup de larmes, mais prit le temps de le consoler. Frédérique était touchée par l’aspect cyclique de la chose. Le vieil homme qui l’avait pour la première fois consolée sans rien lui demander venait lui dire au revoir, sans même s’en rendre compte. Quand il relâcha son étreinte, Frédérique sentit un nouveau corps l’attraper, et la serrer fort contre elle. Elle n’eut pas le temps de voir le visage de la personne, mais en regardant ses cheveux, elle prit conscience qu’il s’agissait d’une nouvelle pleureuse. La jeune fille pleura un long moment contre Frédérique, qui la laissa faire. Elle prenait son temps. Était-ce son odeur, la douceur de ses joues, la couleur de sa nuque? Frédérique ne pouvait mettre un terme à cette étreinte. La jeune fille pleura à chaudes larmes, et certaines coulaient dans le dos de Frédérique. Pour la première fois, Frédérique se demanda ce qui pouvait rendre l’inconnue si triste. Elle n’y avait jamais pensé pour les précédents pleureurs, mais cette peine-là, ce chagrin-là, paraissait tellement insupportable à celle qui le portait, que cela intrigua Frédérique.

Quand la jeune fille relâcha ses bras, et décolla son buste de celui de Frédérique, leurs regards se croisèrent. Elle avait des yeux verts très clairs, comme ceux du chat de Frédérique, quand elle était enfant. Ils étaient encore mouillés, et elle devait y voir un peu flou, mais Frédérique la regarda dans les yeux, l’espace d’une seconde, et la trouva magnifiquement belle.

En rentrant chez elle ce mardi-là, Frédérique n’était pas apaisée comme elle avait pu l’être ces deux dernières semaines. Elle ne portait plus la sensation de finitude qu’elle avait ressenti quelques heures plus tôt en se rendant à l’atelier. En fait, elle se dit qu’elle devait y retourner de toute urgence. Bien sûr, elle était parfaitement consciente que ce n’était plus de guérir une peine dont il s’agissait. Il s’agissait de revoir la belle inconnue.

C’est ainsi que Frédérique finit par retourner à l’atelier. Elle ne pleurait plus véritablement, et pour ne pas passer pour une imposteure aux yeux des autres pleureurs, elle inventait dans sa tête des histoires dramatiques pour continuer de pleurer. Elle imaginait souvent que son chat se pendait à une branche à cause de son collier trop serré, et qu’elle voyait la scène depuis son balcon sans pouvoir agir. Ou alors, elle s’imaginait à l’article de la mort, face à un médecin très froid lui annonçant sa maladie incurable qui aurait raison de son corps dans quelques jours.

Mais quand l’inconnue venait trouver ses bras, elle ne pensait à rien de cela. Elle imaginait simplement que le parc se vidait autour d’elles, les laissant seules l’une avec l’autre au crépuscule. Que l’inconnue arrêtait de pleurer, la regardait, et lui prenait les mains. Dans ses rêveries, Frédérique et l’inconnue ne se parlaient pas. Elle ne pouvait se résoudre, même en fantasmes, à briser cette règle d’or. Leur langage se créait par leurs corps qui s’enlaçaient. Elles s’embrassaient passionnément et les lèvres de l’inconnue avaient un goût d’orange et de miel.

Chaque mardi, elles se retrouvaient, sans un mot, et l’inconnue pleurait comme une madeleine dans les bras de Frédérique. Ni plus, ni moins.

Nous sommes donc mardi quand Frédérique se rend comme toujours à l’atelier du mardi. Le temps s’est refroidit, l’automne est bien là et Frédérique se demande si l’atelier aura toujours lieu en hiver, par -40 degrés. Elle se dit que pour l’inconnue, elle trouvera le courage de s’y rendre quelque soit la température extérieure.

En arrivant ce soir, Frédérique ne voit pas l’inconnue à l’horizon. Elle regarde sa montre, peut-être est-elle venue trop tôt? Non pourtant, il n’est pas loin de 20h30. Frédérique attend, au gré des étreintes des autres pleureurs, ne pouvant elle-même sortir une seule larme de ses yeux. Elle attend l’inconnue. Elle attend l’inconnue qui ne vient pas. Un contretemps, cela peut arriver à tout le monde se dit Frédérique.

Mais la semaine suivante, l’inconnue n’est pas au parc non plus. Dans les bras des pleureurs, Frédérique se met à imaginer toutes sortes de scènes atroces ou l’inconnue aurait eu un grave accident. Et si elle avait déménagé de force, pour suivre un mari violent qui était en fait la cause de ses pleurs? En pensant à tout cela, Frédérique n’a aucun mal à pleurer toutes les larmes de son corps. Mais plus que les scènes atroces de ses délires fantasques, c’est l’absence de l’inconnue qui lui cause une peine immense.

Durant la semaine, Frédérique est malheureuse. Elle s’était attachée à cette inconnue, à ses manies, à l’odeur de son shampoing, et à son petit sourire en coin à la fin de l’étreinte. Leurs consolations mutuelles était pour Frédérique une sorte de rendez-vous tacite. La quiétude de Frédérique disparaît lentement, et l’atelier devient encore une fois son seul refuge.

Parfois, après l’atelier, elle s’arrête dans un petit restaurant sur la rue Laurier, qui sert des sandwiches en spécial après 21h. Elle commande toujours la même chose, un falafel avec une salade, et mange son repas en faisant des mots croisés. Elle s’assoit toujours à la même place, sur un comptoir proche de la fenêtre qui donne sur la rue.

En mangeant son sandwiches, elle se rappelle un débat dont elle a entendu parler sur les cultures de luzerne génétiquement modifiées. Elle se demande si la luzerne dans son pain pita a fait l’objet d’une quelconque modification. Pensive, elle lève la tête et regarde la rue, quand tout à coup, elle reconnaît sur le trottoir, parmi un groupe de jeunes filles, l’inconnue de l’atelier du mardi. Le groupe passe devant la vitrine du restaurant, et l’inconnue, devant sentir le regard de Frédérique posé sur elle, se retourne. Séparées par cette vitre décorée de dessins colorés, leurs regards se croisent à nouveau. Le groupe de jeunes filles a déjà avancé mais l’inconnue reste là, plantée devant Frédérique, qui la regarde, émue. Quelques secondes s’écoulent avant que Frédérique ne se décide à sortir du restaurant. À peine a-t-elle mis un pied dans la rue qu’une des jeunes filles se retourne vers l’inconnue et appelle ‘ Flore! Tu viens?’

Flore regarde Frédérique, hausse les épaules avec un sourire, et s’en va rejoindre ses amies.

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